L'architecture arabo-andalouse du Maghreb
- Pays
- Maroc, Algérie, Tunisie
Une seule langue architecturale pour l'Occident musulman : arc outrepassé, minaret carré, zellige et plâtre sculpté — de Cordoue à Chinguetti.
L'Occident musulman a développé sa langue architecturale propre, reconnaissable au premier regard : l'arc en fer à cheval, le minaret carré et non cylindrique, la cour ouverte bordée de galeries, et les arts du revêtement — zellige minutieux, plâtre sculpté en versets et en rinceaux, plafonds de cèdre peint.
Son sommet reste la fameuse trilogie almohade : la Koutoubia à Marrakech, la Giralda à Séville et la tour Hassan à Rabat — trois minarets sœurs d'une même dynastie, sur deux rives. Vinrent ensuite les médersas mérinides de Fès (Bou Inania, Attarine) et leurs cousines hafsides de Tunis et zianides de Tlemcen, puis les palais et casbahs de l'époque ottomane à Alger et Tunis.
Cette langue est toujours vivante : l'UNESCO classe des villes entières qui en relèvent — Fès, la médina de Tunis, la Casbah d'Alger, Tétouan, Ghadamès — et les maîtres-artisans maghrébins continuent d'en transmettre les secrets : zelligeurs, plâtriers, sculpteurs sur bois, gardiens d'une beauté millénaire.
Sources
- Georges Marçais — L'architecture musulmane d'Occident، Arts et métiers graphiques (1954)
- قوائم التراث العالمي: فاس، تونس، قصبة الجزائر، تطوان، غدامس، اليونسكو