L'art gnaoua

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Pays
Maroc, Algérie, Tunisie
L'art gnaoua
Illustration créée par la plateforme — مغاربيون — Magharibiyoun

Héritage spirituel et musical des descendants d'Afrique subsaharienne : la lila de transe au guembri et aux qraqeb — patrimoine de l'humanité à l'UNESCO depuis 2019.

Les Gnaoua sont à la fois confrérie, pratique et musique : un héritage porté par les descendants d'esclaves, de soldats et de marchands venus d'Afrique subsaharienne au Maroc, devenu une composante à part entière de son tissu culturel. En son cœur, la « lila » : un rituel nocturne complet conduit par le maâlem au guembri, sur le rythme des qraqeb, où se succèdent couleurs, esprits et fumigations, en quête de transe et de guérison.

Et cet art n'est pas le monopole d'une seule rive : il a des cousins issus de la même histoire — le diwan en Algérie, le stambali en Tunisie — qui en font une mémoire maghrébine commune des routes transsahariennes, avec leurs grandeurs et leurs tragédies.

Des marges des zaouïas aux lumières du monde : le festival d'Essaouira (depuis 1998) a ouvert aux maâlems les scènes de la planète et les rencontres avec le jazz et le blues, et l'UNESCO a couronné ce parcours en inscrivant le gnaoua au patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2019.

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Sources

  1. Viviana Pâques — La religion des esclaves : recherches sur la confrérie marocaine des Gnawa، Moretti & Vitali (1991)
  2. Le gnaoua — Liste représentative du PCI، UNESCO (2019)
Dernière mise à jour: 8 juillet 2026Proposer une correction