La musique arabo-andalouse du Maghreb

Sources vérifiées
Pays
Maroc, Algérie, Tunisie, Libye
La musique arabo-andalouse du Maghreb
Illustration créée par la plateforme — مغاربيون — Magharibiyoun

L'héritage des noubas né à Cordoue et passé par-delà la mer avec les exilés, devenu l'art classique le plus raffiné du Grand Maghreb : al-Âla, gharnati, sanâa et malouf.

Les origines de cet art remontent à la Cordoue du IXe siècle, lorsque Ziryab — arrivé de Bagdad en 822 — fonda une nouvelle école musicale : le système de la nouba, l'ordonnancement des modes, l'étiquette de l'exécution. L'art fleurit des siècles durant dans les cités d'al-Andalus, puis traversa le détroit avec les vagues d'exil andalou vers les métropoles du Grand Maghreb.

Sur la rive sud se ramifièrent les grandes écoles, chaque ville ayant sa couleur : al-Âla à Fès, Tétouan et Rabat ; le gharnati à Tlemcen et Oran ; la sanâa à Alger ; le malouf à Constantine, Tunis et en Libye. Des noubas transmises de génération en génération, des poèmes en arabe classique et en melhoun, gardés par des associations centenaires, des conservatoires et des festivals — celui du malouf de Testour, par exemple.

Cette musique est l'exemple le plus éclatant de culture maghrébine transfrontalière : un même héritage aux couleurs locales, partagé de Tanger à Tripoli, preuve que la mémoire d'al-Andalus est devenue, depuis cinq siècles, une mémoire maghrébine.

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Sources

  1. Mahmoud Guettat — La musique classique du Maghreb، Sindbad (1980)
  2. Christian Poché — La musique arabo-andalouse، Cité de la musique / Actes Sud (1995)
Dernière mise à jour: 8 juillet 2026Proposer une correction