Pourquoi le Grand Maghreb a besoin d'une nouvelle génération d'initiatives
Le discours sur l'unité maghrébine est resté prisonnier des communiqués officiels. Mais une nouvelle génération construit déjà ses ponts elle-même — il faut désormais documenter et relier cette énergie.
Pendant des décennies, le discours sur l'unité maghrébine est resté prisonnier des communiqués officiels et des sommets reportés. Mais quelque chose a changé ces dernières années : une génération nouvelle n'attend plus les institutions — elle construit ses ponts elle-même, à l'université, dans la culture, dans l'économie numérique.
Des réseaux étudiants aux festivals communs, des coopératives numériques aux initiatives des diasporas, une infrastructure douce de la coopération maghrébine prend forme. Ces initiatives, malgré la modestie de leurs moyens, accomplissent en silence ce que des structures officielles entières n'ont pas réussi : faire de la coopération maghrébine une réalité quotidienne vécue.
Cette énergie n'a pas besoin de discours, mais de trois choses simples : la documentation, pour que les expériences ne se perdent pas ; la mise en relation, pour que les initiatives apprennent les unes des autres ; et la mémoire, pour que chaque génération bâtisse sur la précédente au lieu de repartir de zéro. C'est exactement ce que devront être les prochaines plateformes citoyennes maghrébines.